mardi 16 décembre 2014

U Kon Da La


Ou est Michel : Ici

Ao Nang, Thaïlande

Me voici en Thaïlande. Je change de monde, de décor, de paradigme.
Avant de quitter le lac Inle pour Yangoon, j’avais une dernière cache de « géocaching » à trouver. Elle s’intitulait « social cache ». Le but n’était pas la de trouver un trésor matériel, mais d’aller à la rencontre d’un moine à « Iwa t’hit monastery »non loin du lac. En fait, en arrivant sur place je découvrais qu’il y avait bien là un trésor, mais humain...

Après une petite marche dans la campagne, je découvre au détour d’un chemin un monastère en bois avec à proximité ses stupas dorés. Un moine, est à une fenêtre et à notre approche nous hèle  nous invitant à entrer. L’homme est âgé. Il est heureux de recevoir des étrangers dans son monastère où ils ne sont plus que deux à vivre aujourd’hui. On parle, de tout et de rien. U Kon Da La car c’est son nom est cultivé. Il aime la lecture et voyage au travers ses livres. Il en possède des centaines. Il connait le patrimoine culturel français par cœur.  Il nous parle des châteaux de la Loire, de « loulouvo  (Le musé du Louvres)». Il nous offre à manger des bananes, des oranges. 
Un grande force et un sentiment de paix se dégage de cet homme. 35 ans qu’il est moine dans ce monastère. 35 ans qu’il médite plusieurs heures par jour. Le but de notre visite devient secondaire tant le plaisir est grand à partager un moment en sa compagnie. Il nous montre des photos de son monastère aux différentes saisons, nous parle des changements climatiques qui depuis quelques années affectent la région de manière importante par le biais de l’hydrographie du Lac Inle. Ici, dans ce coin reculé, en pleine nature, des hommes sont victimes de l’activité d’autres hommes qui vivent à des milliers de kilomètres de là, dans un autre monde, dans un autre univers. C’est frappant, c’est désolant…
Lui constate. Il ne juge pas. On sent juste dans son regard une certaine nostalgie de l’époque où les eaux du lac envahissaient les terres à la saison des pluies.

C’est sur cette très belle rencontre que nous quittons la région pour rejoindre Yangoon. Une seule journée de stop dans cette ancienne capitale. Nous y visiterons la swedagon pagodà, immense stupa doré de 98 mètres de haut. Ce monument est le plus vénéré du pays. Il contiendrait huit cheveux du Bouddha. Les birmans s’y pressent en famille pour y prier et s’y rencontrer. Ici comme partout dans le pays les lieux de cultes sont des endroits de vie.


Il est maintenant l’heure de quitter le pays en direction de la Thaïlande. Direction les iles du sud, les plages de sable doré, les mers chaudes et bleues. Mais d’abord un petit arrêt non loin de Krabi, à Ao Nang. On déniche une cabane sur la plage. Un confort rudimentaire, mais un cadre de rêve. Le soir de l’arrivée, il y a une fête sur la plage et nous y sommes invités. Nous partageons un repas de poulet au barbecue en buvant de la bière, des mojitos tout en regardant le soleil se coucher sur les îles en face de nous. Je ne connais pas encore ce pays, mais la beauté des paysages etl’hospitalité des thaïlandais me laisse à penser que ça devrait le faire...

De toute façon, je vous tiens au courant très vite ;-)









vendredi 12 décembre 2014

Photos...


Parfois quelques images valent mieux que de longs discours...


Un coucher de soleil sur les collines de Mandalay.

Bronze original dans un temple de Mandalay

Pont U'Bein. Le plus long pont en bois de teck au monde. 1,2 kilomètre.

Monastère en teck à Inwa.

Moine dans un monastère d'Inwa

Inwa.

Pagode au sommet de la colline de Sagain, juste magnifique.

Etonnate pagode sur la colline de Sagain. Une université Bouddhiste ou sont représentés toute les représentations de Bouddha dans les différents pays au fil des siècles.

Auto-portrait de l'auteur de ce magnifique blog ;-)

Mingun..Toujours des pagodes, mais cette fois ci juste blanche.

Livreur au marché aux fleurs de Mandalay. Si ça c'est pas du bouquet...

Chapeaux birmans séchant au soleil dans un village sur le fleuve Irrawady

Moine attendant les offrandes dans un temple de Bagan.

Un parmis les 4000 temples de Bagan, ancienne cité royale.

Mont Popa. Temple bouddhiste qui abrite aussi le sanctuaire des "nat". Esprits ancestraux faisant partis des croyances locales. A noter un "Nat" protecteur des joueurs et des alcooliques...Un don s'imposait..

Bagan. C'est beau. Vraiment beau...

Véhicule utilitaire birman utilisé au quotidien.

Le lac Inle. Difficile de décrire cet endroit, les mots me manquent...

Pa Ho dans un marché sur les rives du lac Inle

Village du lac Inle avec bien sur sa pagode dorée.

Superbe Bouddha dans un monastère sur lac Inle.

Monastère sur le lac Inle

Pécheur du lac Inle. A noter que depuis mon dernier passage ici, de petits moteurs ont fait leur apparition sur les barques. Modernité quand tu nous tiens..Mais j'aime quand même bien cette image.

Fin de journée sur le Lac Inle. Il est maintenant l'heure d'aller se coucher...

mardi 9 décembre 2014

Myanmar


Lac Inle, Myanmar

On ne peut pas dire que les connections internet soient au top dans le pays. En effet, depuis mon arrivée au Myanmar, se connecter à toujours été une vraie galère. Si les hôtels proposent bien du wifi, la lenteur des connections est vraiment désespérante. Heureusement le pays propose bien d’autres choses bien après tout bien plus importantes.

Comme je vous le disais dans mon précédent billet, je suis déjà venu visiter ce coin il y a deux ans avec Coco. J’avais adoré. Aussi, j’y reviens avec beaucoup de plaisir mais à y réfléchir, je crois bien que c’est sa population que j’aime le plus. Les habitants sont tout simplement adorables. Toujours un sourire sur le visage et d’une gentillesse à laquelle nous, occidentaux ne sommes plus habitués. Le pays est Bouddhiste. Mais ici, le Bouddhisme, ce n’est pas juste un mot, pas juste une philosophie de vie, c’est réellement la vie et cela se sent en permanence partout. Dans la manière dont les gens vous parlent, se parlent entre eux, dans la manière dont ils vous regardent, dans l’attention que chacun porte aux enfants, à l’autre… Les relations sont sereines, apaisées…

Partout où se pose le regard, il y a une pagode, un stupa, un moine, une none. Les moines font parties de la vie de tous les jours. Ils font un avec la population. Ils aiment parler, échanger. Ce n’est pas une catégorie à part. Il faut dire, que par tradition tout birman est moine deux fois dans sa vie. Une fois avant vingt ans et une fois plus tard dans sa vie d’adulte. Pour les jeunes, la vie monastique est un moyen d’accéder à l’éducation. Cette éducation n’est pas que religieuse, mais générale. Aussi on voit beaucoup de jeunes enfants porter la robe rouge. C’est d’ailleurs assez touchant car ils restent des enfants. Ils rient, chahutent, jouent au football, leur robe remontée sur les cuisses. Ils ne sont pas reclus mais font partis d’un tout.

Il faut dire que Bouddha est omniprésent. Tout le monde prie. Un birman ne passe pas devant une statue de Bouddha sans lui faire face en joignant ses mains sur sa poitrine. C’est ancré en eux, cela fait partit de leur vie. Ils vivent avec lui en permanence. C’est d’ailleurs drôle de les voir interrompre une prière pour répondre à un coup de fil, sur place, sans même se déplacer ou baisser la voix, puis reprendre au milieu des autres la prière ou la méditation là où ils l’avaient laissée. Le Bouddha n’est pas un dieu j’ai l’impression que c’est pour eux un grand frère, un confident. Du coup, c’est l’atmosphère générale qui bénéficie de cette bienveillance. Vous l’aurez compris, je me sens extrêmement bien au milieu des birmans…

La situation du pays n’est pas facile pour la population. Je ne vais pas entrer ici dans des considérations politiques mais c’est une population qui souffre. La vie est dure pour eux. La misère est partout mais la beauté et la gentillesse aussi. Le pays propose des sites justes fabuleux. Tout n’est encore pas ouvert au tourisme. Le gouvernement accorde avec parcimonie et sous conditions des autorisations spéciales pour se rendre dans certaines parties du pays. Etre accompagné d’un guide qui veillera à ce que vous restiez dans les limites convenues est une des conditions.

Je vous avoue que j’ai parfois un peu de mal à assumer ma position de « touriste ». Je suis un nanti. J’ai bien conscience du décalage qui existe entre eux et moi. J’en suis parfois gêné. On peut penser en voyant la manière de vivre des birmans que le pays a beaucoup de retard, ici les chars à bœufs ne sont pas juste pour faire jolis sur les photos. Mais très sincèrement en voyant la manière de vivre ensemble qu’on ces gens-là, je pense qu’ils ont beaucoup d’avance sur nous occidentaux.

Ah, j’ai quand même une fois entendu un birman jurer. C’était un conducteur de calèche. Il nous conduisait alors que nous cherchions un hôtel. Nous voyant ressortir d’une guest house ou nous n’avions pas fait affaire il nous demanda quel prix l’hôtelier exigeait pour sa chambre. A l’annonce du prix, il s’est exclamé : «  Oh my Bouddha ! ». J








mardi 2 décembre 2014

Bangkok and go back to India.


Mandalay, Myanmar

Quelques heures de vol et me voici arrivé à Bangkok. La partie asiatique de mon périple commence ici, car même si on place l’Inde et le Sri Lanka en Asie j’ai comme un doute…

Comme prévu, à l’aéroport, Daniel est là. Un vrai plaisir de retrouver un ami à des milliers de kilomètres de la maison. Deuxième bonne surprise, Nat est à elle aussi. Quel comité d’accueil ! Je suis vraiment gâté, serait-ce ma fête ? C’est donc avec eux que je vais faire mes premiers pas dans ce pays que je ne connais pas. Deux excellents guides. Ils sont déjà venus plusieurs fois ici et connaissent bien la ville. Je vais me laisser guider, je dirais même me laisser faire.

Cette ville est un choc pour moi. Une mégalopole, une vraie avec ses tours immenses, ses buildings, ses larges avenues embouteillées. L’Asie dans toute sa démesure, j’en prends plein les yeux ! C’est juste magique. Les rues sont animées jours et nuits, la cuisine est un vrai délice que ce soit dans la rue ou dans les restaurants, les filles sont belles, les garçons aussi et il fait en plus beau et chaud. Je prends plaisir à découvrir cette ville débordante d’activité et mes guides me conduisent de surprise en surprise. Bien évidement la découverte de la vie nocturne est au programme. Quartiers chauds, bars animés, marchés de nuit et même une vue sur de la cité du haut du 84ème étage d’un des nombreux gratte-ciel du centre-ville. Un peu shopping aussi car j’ai besoin de renouveler ma « garde-robe » qui après quasiment trois mois de voyage a beaucoup souffert.

Mais ce stop à Bangkok est juste une prise de contact avec l’Asie. Daniel a prévu de partir dans le nord du pays pour quelques jours. Nat et moi décidons de quitter le pays pour aller à la découverte du Myanmar ou si vous préférez de l’ex-Birmanie. C’est donc par une chaude première journée de décembre que nous nous quittons et reprenons la route.

J’ai choisi de commencer le périple Birman par Mandalay. Au centre du pays, cette ancienne capitale m’évite un passage par Rangoon que j’aurais l’occasion de voir en partant. Après la maintenant traditionnelle recherche d’un toit, c’est du haut d’une haute colline de l’ouest de la ville que nous contemplons le soleil se coucher, instants sublimes à la douce lumière du soir. Sur le chemin du retour, un jeune moine fait la route avec nous. Il vient là à la rencontre d’étrangers pour discuter en parfaire son anglais. Je crains que ce soir le malheureux n’ait misé sur le mauvais cheval, mon anglais comme vous le savez laissant quelque peu à désirer. Mais c’est avec grand plaisir que nous partageons avec lui ce moment avant de partir découvrir la ville.

Comme j’en ai pris un peu l’habitude, je m’arrange pour nous perdre dans la ville. Il fait maintenant nuit noire et, dans une rue, une « bandas » nous attire. Devant une bâtisse, des musiciens sont assis et jouent. Visiblement un mariage à lieu ici. C’est un mariage Hindou. Curieux, nous nous arrêtons et une vieux monsieur nous aborde et nous invite à entrer pour participer à la fête. A l’étage, on nous fait assoir, et on nous donne à manger et à boire. Les mariés sont en costumes traditionnels indien et posent pour les photographes. C’est magnifique. Les femmes ont sortis leurs plus beaux saris, les hommes leurs costumes du dimanche. Je suis ému d’être là, assis au milieu de tout ce monde. Je suis de retour en Inde ! J’adore !

La magie du voyage, la magie des rencontres, le plaisir de partager, d’être ensemble, de se sentir vivant, humain. Je retrouve l’hospitalité et la gentillesse des Birmans. Le séjour dans ce pays commence bien. J’avais adoré le Myanmar lors de mon précèdent voyage avec Coralie en Décembre 2012 et j’y suis de retour avec beaucoup de plaisir.

Après avoir pris congé de nos hôtes, c’est en toute logique dans un restaurant indien que nous avons décidé de diner. Et bien que l’on m’ait porté des couverts pour manger mon riz c’est avec malice que je l’ai mangé avec les doigts.

I’am back ton India ce soir J…….