mardi 9 décembre 2014

Myanmar


Lac Inle, Myanmar

On ne peut pas dire que les connections internet soient au top dans le pays. En effet, depuis mon arrivée au Myanmar, se connecter à toujours été une vraie galère. Si les hôtels proposent bien du wifi, la lenteur des connections est vraiment désespérante. Heureusement le pays propose bien d’autres choses bien après tout bien plus importantes.

Comme je vous le disais dans mon précédent billet, je suis déjà venu visiter ce coin il y a deux ans avec Coco. J’avais adoré. Aussi, j’y reviens avec beaucoup de plaisir mais à y réfléchir, je crois bien que c’est sa population que j’aime le plus. Les habitants sont tout simplement adorables. Toujours un sourire sur le visage et d’une gentillesse à laquelle nous, occidentaux ne sommes plus habitués. Le pays est Bouddhiste. Mais ici, le Bouddhisme, ce n’est pas juste un mot, pas juste une philosophie de vie, c’est réellement la vie et cela se sent en permanence partout. Dans la manière dont les gens vous parlent, se parlent entre eux, dans la manière dont ils vous regardent, dans l’attention que chacun porte aux enfants, à l’autre… Les relations sont sereines, apaisées…

Partout où se pose le regard, il y a une pagode, un stupa, un moine, une none. Les moines font parties de la vie de tous les jours. Ils font un avec la population. Ils aiment parler, échanger. Ce n’est pas une catégorie à part. Il faut dire, que par tradition tout birman est moine deux fois dans sa vie. Une fois avant vingt ans et une fois plus tard dans sa vie d’adulte. Pour les jeunes, la vie monastique est un moyen d’accéder à l’éducation. Cette éducation n’est pas que religieuse, mais générale. Aussi on voit beaucoup de jeunes enfants porter la robe rouge. C’est d’ailleurs assez touchant car ils restent des enfants. Ils rient, chahutent, jouent au football, leur robe remontée sur les cuisses. Ils ne sont pas reclus mais font partis d’un tout.

Il faut dire que Bouddha est omniprésent. Tout le monde prie. Un birman ne passe pas devant une statue de Bouddha sans lui faire face en joignant ses mains sur sa poitrine. C’est ancré en eux, cela fait partit de leur vie. Ils vivent avec lui en permanence. C’est d’ailleurs drôle de les voir interrompre une prière pour répondre à un coup de fil, sur place, sans même se déplacer ou baisser la voix, puis reprendre au milieu des autres la prière ou la méditation là où ils l’avaient laissée. Le Bouddha n’est pas un dieu j’ai l’impression que c’est pour eux un grand frère, un confident. Du coup, c’est l’atmosphère générale qui bénéficie de cette bienveillance. Vous l’aurez compris, je me sens extrêmement bien au milieu des birmans…

La situation du pays n’est pas facile pour la population. Je ne vais pas entrer ici dans des considérations politiques mais c’est une population qui souffre. La vie est dure pour eux. La misère est partout mais la beauté et la gentillesse aussi. Le pays propose des sites justes fabuleux. Tout n’est encore pas ouvert au tourisme. Le gouvernement accorde avec parcimonie et sous conditions des autorisations spéciales pour se rendre dans certaines parties du pays. Etre accompagné d’un guide qui veillera à ce que vous restiez dans les limites convenues est une des conditions.

Je vous avoue que j’ai parfois un peu de mal à assumer ma position de « touriste ». Je suis un nanti. J’ai bien conscience du décalage qui existe entre eux et moi. J’en suis parfois gêné. On peut penser en voyant la manière de vivre des birmans que le pays a beaucoup de retard, ici les chars à bœufs ne sont pas juste pour faire jolis sur les photos. Mais très sincèrement en voyant la manière de vivre ensemble qu’on ces gens-là, je pense qu’ils ont beaucoup d’avance sur nous occidentaux.

Ah, j’ai quand même une fois entendu un birman jurer. C’était un conducteur de calèche. Il nous conduisait alors que nous cherchions un hôtel. Nous voyant ressortir d’une guest house ou nous n’avions pas fait affaire il nous demanda quel prix l’hôtelier exigeait pour sa chambre. A l’annonce du prix, il s’est exclamé : «  Oh my Bouddha ! ». J








mardi 2 décembre 2014

Bangkok and go back to India.


Mandalay, Myanmar

Quelques heures de vol et me voici arrivé à Bangkok. La partie asiatique de mon périple commence ici, car même si on place l’Inde et le Sri Lanka en Asie j’ai comme un doute…

Comme prévu, à l’aéroport, Daniel est là. Un vrai plaisir de retrouver un ami à des milliers de kilomètres de la maison. Deuxième bonne surprise, Nat est à elle aussi. Quel comité d’accueil ! Je suis vraiment gâté, serait-ce ma fête ? C’est donc avec eux que je vais faire mes premiers pas dans ce pays que je ne connais pas. Deux excellents guides. Ils sont déjà venus plusieurs fois ici et connaissent bien la ville. Je vais me laisser guider, je dirais même me laisser faire.

Cette ville est un choc pour moi. Une mégalopole, une vraie avec ses tours immenses, ses buildings, ses larges avenues embouteillées. L’Asie dans toute sa démesure, j’en prends plein les yeux ! C’est juste magique. Les rues sont animées jours et nuits, la cuisine est un vrai délice que ce soit dans la rue ou dans les restaurants, les filles sont belles, les garçons aussi et il fait en plus beau et chaud. Je prends plaisir à découvrir cette ville débordante d’activité et mes guides me conduisent de surprise en surprise. Bien évidement la découverte de la vie nocturne est au programme. Quartiers chauds, bars animés, marchés de nuit et même une vue sur de la cité du haut du 84ème étage d’un des nombreux gratte-ciel du centre-ville. Un peu shopping aussi car j’ai besoin de renouveler ma « garde-robe » qui après quasiment trois mois de voyage a beaucoup souffert.

Mais ce stop à Bangkok est juste une prise de contact avec l’Asie. Daniel a prévu de partir dans le nord du pays pour quelques jours. Nat et moi décidons de quitter le pays pour aller à la découverte du Myanmar ou si vous préférez de l’ex-Birmanie. C’est donc par une chaude première journée de décembre que nous nous quittons et reprenons la route.

J’ai choisi de commencer le périple Birman par Mandalay. Au centre du pays, cette ancienne capitale m’évite un passage par Rangoon que j’aurais l’occasion de voir en partant. Après la maintenant traditionnelle recherche d’un toit, c’est du haut d’une haute colline de l’ouest de la ville que nous contemplons le soleil se coucher, instants sublimes à la douce lumière du soir. Sur le chemin du retour, un jeune moine fait la route avec nous. Il vient là à la rencontre d’étrangers pour discuter en parfaire son anglais. Je crains que ce soir le malheureux n’ait misé sur le mauvais cheval, mon anglais comme vous le savez laissant quelque peu à désirer. Mais c’est avec grand plaisir que nous partageons avec lui ce moment avant de partir découvrir la ville.

Comme j’en ai pris un peu l’habitude, je m’arrange pour nous perdre dans la ville. Il fait maintenant nuit noire et, dans une rue, une « bandas » nous attire. Devant une bâtisse, des musiciens sont assis et jouent. Visiblement un mariage à lieu ici. C’est un mariage Hindou. Curieux, nous nous arrêtons et une vieux monsieur nous aborde et nous invite à entrer pour participer à la fête. A l’étage, on nous fait assoir, et on nous donne à manger et à boire. Les mariés sont en costumes traditionnels indien et posent pour les photographes. C’est magnifique. Les femmes ont sortis leurs plus beaux saris, les hommes leurs costumes du dimanche. Je suis ému d’être là, assis au milieu de tout ce monde. Je suis de retour en Inde ! J’adore !

La magie du voyage, la magie des rencontres, le plaisir de partager, d’être ensemble, de se sentir vivant, humain. Je retrouve l’hospitalité et la gentillesse des Birmans. Le séjour dans ce pays commence bien. J’avais adoré le Myanmar lors de mon précèdent voyage avec Coralie en Décembre 2012 et j’y suis de retour avec beaucoup de plaisir.

Après avoir pris congé de nos hôtes, c’est en toute logique dans un restaurant indien que nous avons décidé de diner. Et bien que l’on m’ait porté des couverts pour manger mon riz c’est avec malice que je l’ai mangé avec les doigts.

I’am back ton India ce soir J…….














vendredi 28 novembre 2014

Sri Lanka : The end.


Negombo, Sri Lanka

La partie Sri Lankaise de mon parcours touche à sa fin. Déjà les trois semaines sont  passées et il me faut maintenant reprendre la route. Je garderais de ce pays un bon souvenir. Des paysages magnifiques, des montagnes, des plantations de thé, des plages mais surtout une population vraiment accueillante et souriante.

Cette partie de mon périple a ressemblé à des vacances. C’est sûr que venant d’Inde, ça fait un gros changement. Le pays est facile. Facile à vivre, facile à voyager. D’ailleurs les tours opérateurs ne s’y sont pas trompé. La qualité de l’accueil et les paysages sont des atouts précieux et on trouve ici bien plus que ce qu’il est nécessaire pour se ressourcer au soleil.

Il n’y a que la manière dont roulent les bus qui choque. La circulation automobile est très calme et disciplinée. La vitesse est modérée et globalement le code de la route est respecté. Mais voilà il y a les bus. Leurs chauffeurs fonctionnent de manière binaire. C’est On ou Off. Quand ils accélèrent c’est à fond, tout le temps, et quand leur pied droit quitte la pédale, c’est pour se mettre debout sur les freins. De l’intérieur on a l’impression de participer à une course automobile, ce qui est largement confirmé vu de l’extérieur. Un car ici double. Il double tout et tout le temps sans vraiment regarder ce qui vient en face. J’ai ainsi vu passer en trombe trois bus de front sur une route qui en contenait à peine deux. C’est normal, et personne ne s’énerve, ni ne râle. Le maître mot c’est « s’adapter ».
Ainsi lors de mes déplacements en scooter, j’étais en permanence prêt à me jeter sur le bas-côté et j’ai bien souvent préféré m’arrêter pour les laisser passer. Le tout étant de rester bien concentré et d’arriver à les repérer assez tôt. Ça met un peu de piment dans la conduite…

En arrivant sur la côte sud, j’ai retrouvé Seb, mon compagnon de voyage du tout début. Il finissait lui aussi son séjour et nous avons terminé notre périple ensemble. Il a globalement fait le même périple que moi. Enfin, pas tout à fait puisque lui, il a fait l’Adam’s peak deux fois ! La première fois il a raté le chemin qui y conduit et c’est perdu de nuit dans les plantations de thé. Il a dû attendre le levé du jour pour redescendre au village. Je ne sais pas comment il a fait. Je croyais l’entrée du chemin inratable, il n’est est visiblement rien. Il a donc fait une deuxième tentative le lendemain et celle-ci l’a conduit au somment.

J’ai eu beaucoup de plaisir à le retrouver et à finir avec lui le périple. Nous avons partagé de bons moments. Il faut dire que c’est un personnage. Il me faisait penser à Jean Claude Vandame. Un physique d’athlète, des intonations dans la voix et surtout quand il avait fumé, c’était littéralement du vandame dans le texte. Je ne sais pas si vous, vous comprenez ce que Jean Claude Vandame quand il parle, mais moi, j’y arrive pas. Alors je vous laisse imaginer les soirées avec son clone. Ca ne manquait pas de piquant, mais ne croyez surtout pas qu’ici je me moque de lui, car nous étions deux. Nous avons notamment passé une soirée avec nos voisines de guest house, deux russes qui ne parlaient pas anglais. Elles nous ont invités à l’apéritif alors que nous rentrions de la plage et deux bouteilles de rhum plus tard, je comprenais le russe et le Jean Claude Vandame Nos voisines avaient elles,me semble-t-il beaucoup progressé en anglais. Bref, il était temps de me coucher et je n’ai eu ce soir-là aucune peine à trouver le sommeil.
Je quitte le pays demain matin. Direction la Thaïlande. Bangkok tout d’abord. A l’aéroport, Dany m’attend. Enfin, normalement. Dany est une relation de comptoir paloise. Nous prenions en effet le café tous les matins dans la même brasserie et comme nous aimons tous deux les voyages nous nous sommes lié d’amitié. Il est en ce moment même dans l’avion et va arriver quelques heures avant moi. Nous allons passer un jour ou deux ensembles avant que chacun ne poursuive son chemin. Ça fait plaisir de retrouver une tête connue et j’espère bien que ce ne sera pas la seule que je rencontrais durant le périple car si tout va bien Nathalie qui est en vacance devrait elle aussi me rejoindre pour faire une bon de chemin avec moi.

A très vite, je vous écris du pays du sourire...








lundi 24 novembre 2014

En mode touriste..



Hikkaduwa, Sri Lanka

Je commence à avoir un bronzage digne de ce nom. Faut dire que dans le sud du pays, à part la plage, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire. Je m’adapte donc à ce nouveau rythme. Oh, je vous rassure, je n’ai pas trop de mal.

Je pense que j’ai quitté le centre de l’ile un peu trop tôt. J’aurais pu facilement y traîner deux ou trois jours de plus. Mais bon, je n’ai su résister à l’appel des cocotiers. Une faiblesse sans doute…

Je vais donc depuis quelques jours, de guest house en guest house en remontant la côte sud-est du Sri Lanka. Je m’arrête quand le coin me plaît et je fini toujours par trouver un pied à terre sympa, pas très loin de la plage si je ne trouve pas dessus. Si il y a quelque chose à voir dans le coin, je pars en visite, sinon et bien, je me cherche un coin sous un cocotier.

Ce côté-ci de l’ile est connu essentiellement pour ses plages et ses spots de surf. C’est donc très touristique. Bien que nous ne soyons pas encore dans la « saison », il y a déjà beaucoup de monde. Enormément que jeunes surfeurs venus des quatre coins du monde. Ils cherchent la vague… Ici ils sont gâtés. L’océan leur en offre en effet beaucoup et de qualités.  Les jeunes sri lankais surfent eux aussi beaucoup. Les écoles de surf sont d’ailleurs toutes « locales » et les jeunes qui y enseignent sont aux petits soins pour leurs clients et clientes occidentale.

La seconde partie des touristes est donc celle qui vient pour la plage. Famille, un peu ce n’est pas la saison, et plein de jeunes couples. Il faut dire que pour une lune de miel, ici le cadre est idyllique. Beaucoup de touristes sont russes. Les menus des restaurants sont d’ailleurs tous traduit en popov.

Les journées passent donc tout tranquillement, sans stress. Mon seul souci du jour a été de me trouver un crème solaire efficace, car si je veux continuer à ce rythme, il faut que je me protège un peu du soleil. Vous comprenez donc pourquoi je dis « sans stress ».


Je me rapproche donc tout doucement de Colombo. J’y reprends le 28 un vol en direction de Bangkok. Je m’aperçois que ce « break plage» me fait du bien. Depuis le début du voyage j’étais en « mode aventure ». En Inde, ça s’imposait, ici j’ai continué sur ma lancé, mais j’ai découvert que l’on pouvait aussi passer très facilement en touriste. Le pays s’y prête, tout m’y invite. Alors pourquoi résister.








mercredi 19 novembre 2014

Non, rien...



Unawatuna, Sri Lanka

Pas grand-chose à vous dire sur ces derniers jours. Après être redescendu des montagnes en direction de la côte sud, je me suis posé quelques jours à Matara, dans une guest house, « Chez Sabine », les pieds dans l’eau. Et là, j’étais tellement bien…

Bon, en clair, je n’ai rien fait de spécial. Pas de visite, ou juste un petit temple bouddhiste. Faut dire que « Chez Sabine » je suis bien. Je me réveille sur la plage, je déjeune sur la plage, je sieste sur la plage, je dine sur la plage et je dors sur la plage. Et la plage, ça me fatigue beaucoup. Je travaille bien le bronzage, mais sans trop, un peu de natation, de méditation et surtout assister au levé et au couché de l’astre solaire. Je sens bien mes batteries se recharger…

Mais tout ça ne me fait pas matière à remplir un blog. J’ai donc fait quelques photos. Oh, pas pour vous narguer, mais juste pour partager avec vous, pour vous faire parvenir quelques rayons  de soleil et des ondes positives. Je sais que vous rentrez dans l’hiver et je me dis que vous allez avoir besoin de chaleur.

Alors servez-vous, c’est rien que pour vous…

A très vite.










dimanche 16 novembre 2014

Un bout de route



Hatton, Sri Lanka

Je quitte Ella, sous un beau soleil. L’idée est de faire la route jusqu’à Hatton en deux jours en trainant un peu et en profitant des paysages. J’ai passé une bonne nuit, pris un petit déjeuné sérieux, je suis donc prêt pour ce beau voyage.

Je n’ai pas vraiment de carte routière du pays. Je regarde dans mon guide, mais ne sont mentionnée que les routes principales. Il y a peu ou pas de panneau indicateur, je fais donc à l’instinct. Je sais globalement quelle direction suivre et avec l’heure et la position du soleil, je ne me débrouille pas trop mal. En cas de doute, je m’arrête et demande aux gens du cru, même si on a bien souvent du mal à se comprendre. Mais ce matin, il y a une déviation sur la route. Elle m’envoie je ne sais ou. Pas grave, j’ai le temps…

Et là, je me retrouve sur une route de rêve. Un vrai bonheur. C’est juste beau. Rien de plus. Alors je décide de me laisser porter et j’avale les kilomètres sans savoir vraiment ou je vais. Je sais juste que je file vers l’Est, ce qui n’était pas franchement mon idée première. Pas grave. Les plans c’est fait pour être adaptés voir changés. Devant moi, un large et beau ruban d’asphalte. La route tourne sans arrêt. Les paysages sont à couper le souffle, peu de circulation. Je file, un large sourire sur le visage. Les heures passent. Quatre ! Il est temps de faire le plein et surtout le point. Ou suis-je ?

Je repère le nom de la ville ou je me trouve. Cool, je ne suis qu’a 50 kilomètres à vol d’oiseau d’Hatton. Mais sur mon bouquin, aucune route de relie les deux villes. Il y a juste entre les deux un énorme massif montagneux… Mais j’ai plus d’un tour dans mon sac et surtout dans mon sac il y a mon GPS de géocaching. Il n’est absolument pas prévu pour la route, mais j’ai téléchargé une carte, grossière certes, mais une carte quand même du pays. Elle m’indique qu’il existe de petites routes qui devraient me permettre de rallier l’arrivée.

Je quitte donc la route principale et m’enfonce dans des terres inconnues de mon guide touristique. La chaussée est très étroite. Le revêtement est déjà beaucoup moins bon, voir par endroit carrément mauvais. Ca grimpe. Je m’enfonce dans les plantations de thé, au milieu des montagnes. L’endroit n’est visiblement pas fréquenté par les touristes. Tous les gens que je croise me sourient, me font un signe de la main. Les véhicules en sens inverse me klaxonnent. Je suis secoué comme un prunier sur mon pauvre scooter. Pas vraiment le genre de route faite pour lui. Sur une colline un temple Bouddhiste. Je fais le détour pour m’y rendre. Un moine m’accueille et me fait visiter l’endroit. Il est étonné de me voir. La vue est superbe.
Je me perds un peu. Je jardine comme on dit. Mais j’adore me perdre. C’est trop bon. Je bascule en haut d’un col. Un autre paysage s’offre à moi. Toujours magique. Mais je commence à fatiguer. Le sac me pèse sur les épaules. Je fais des pauses de plus en plus fréquentes. Mais l’arrivée est proche, là, juste devant.

Au final j’aurais mis quatre heures pour faire ces cinquante kilomètres «  à vol d’oiseau ». Huit heures de scooter aujourd’hui. Je suis rincé. Rincé mais heureux. J’ai juste peur de ne pas avoir assez d’espace libre sur mon disque dur interne pour stocker tout ce que je viens de voir. J’ai bien fait quelques photos pour vous faire partager cette journée, mais il y avait tellement d’autres choses…

Demain, je reprends le bus. Direction le sud et ses plages de rêve. Enfin, c’est ce qu’on en dit…Je vais voir et je vous tiens au courantJ.