mercredi 8 octobre 2014

Goa


Palolem beach, état de GOA

Distance parcourue depuis le départ : 11447 km

Ou est Michel ? : Par ici.

Suites aux péripéties survenues à Agra et pour ne pas laisser Dara seule en attendant son évacuation, j’ai dû annuler mon billet de train pour Varanasi. C’est donc au moment de reprendre la route que j’ai appris qu’une période de six jours fériés consécutifs, venait de commencer. Bien évidemment, tous les indiens bougeant durant ces fêtes, il n’y avait plus un seul billet de train disponible. J’étais donc bloqué à Agra pour six jours, si je voulais continuer mon périple en direction de Varanasi et la vallée du Gange. Bon, pour tout vous dire, la situation ne m’enchantait pas vraiment. Il fallait que je bouge et quand on a un blog s’intitulant « au gré du vent », il convient de savoir faire preuve de capacités d’adaptation. Malgré mes recherches, la seule échappatoire possible était New Delhi, mais là aussi je me retrouvais bloqué six jours…Sauf qu’à New Delhli, il y a un aéroport….Je consultai la liste des destinations possibles et décidais sur le champ de filer sur Goa, abandonnant prématurément le nord. Que voulez-vous, en Inde aussi, le sud, ça attire...

C’est en sortant de l’aéroport de Goa, que j’ai fait la connaissance de Mathieu et Yonaël. Ils cherchaient un taxi, moi aussi. Nous avons donc décidé de faire cause commune. Je n’avais pas de plan précis, si ce n’est que je préférais me diriger vers le sud de l’état. Eux voulaient aller dans le nord. Deux contre un. La cause était entendue, je montais dans le taxi direction Anjuna, petite station balnéaire connue pour ses soirées débridées sur la plage. 
Durant le voyage, je faisais connaissance avec mes nouveaux compagnons de route. Yonaël, vit en Inde depuis plus de trois ans, dans un village à trois heures de route de Bombay. Ce passionné de spiritueux originaire de Cognac est venu en inde relever un défi. Créer le premier « Brandy » Indien digne de ce nom. Petite précision le « Cognac » étant une appellation d’origine contrôlée, seul le « brandy » originaire de la région peut porter le nom de « Cognac ». Bon là, je vous la fait courte, mais Yonaël en vrai passionné aurait pu vous en parler durant quelques heures… Mathieu est un ami à lui, marin pompier à Marseille qui est venu lui rendre visite trois semaines. Ce sont deux joyeux lurons et c'est avec plaisir que je vais passer avec eux les quelques jours prévus ici.

Arrivé à Anjuna, nous galérons pas mal à trouver un hébergement. A l’occasion de cette période de fêtes, beaucoup de monde a eu la même idée que nous. Toutes les guest houses sont complètes, mais nous finissons quand même par trouver une chambre. Certes, elle n’est guère « cosy », il n’y a que deux lits pour trois, la douche est collective, mais c’est ça ou dormir sur la plage. Goa est heureusement un endroit plutôt festif, ce qui nous a permis de passer une bonne partie de la nuit dehors et de ne pas trop souffrir de l’inconfort relatif de notre logement.

Le lendemain matin, nous décidons de descendre 70 kilomètres plus au sud, à Palolem beach une station balnéaire réputée pour la beauté de sa plage et l’ambiance « bon enfant » qui y règne. Petite précision, quand je dis station balnéaire, de devrais préciser « indienne ». C’est-à-dire que si ici en effet, la plage est jolie et bordée de cocotier, le reste du décor est typiquement local. Se mêle ici pécheurs, touristes indiens et étrangers et vaches. Elles aussi ont bien le droit à un peu de détente non ?

 Mais l’endroit est sympathique. On y trouve de bons restaurants de poisson et de la bière fraiche. Les pécheurs proposent le soir venu de des ballades dans leurs barques pour aller voir les dauphins…


Bref, rien à voir avec l’ambiance du nord de l’Inde. Je profite de cette petite parenthèse au bord de l’océan indien pour reprendre des forces. Ça me fait du bien. Prochaine destination, Hampi puis le Kérala. Je suis dans mon voyage et j’y suis bien… J

Un grand merci à mes petits camarades pour ce bout de route. Vous avez été au top !





vendredi 3 octobre 2014

Aucune rencontre n'arrive pas hasard.



Agra, Vallée du Gange

Distance parcourue depuis le départ : 9389 km

Ou est Michel ? : Par ici.

Aucune rencontre n’arrive par hasard, est le titre d’un livre de Kay Pollack, que j’ai eu sur mon chevet pendant quelque temps. Et si c’était vrai ?

Après avoir quitté Jaipur, le train entre maintenant en gare d’Agra, ville du Taj Mahal, sans aucun doute le plus beau monument indien. C’est donc très touristique et comme de bien entendu à la sortie de la gare, quelques dizaines de conducteur de tuktuk attendent les touristes pour les conduire dans des hôtels avec qui ils sont en combine et qui leur reverseront une commission.
Je suis en compagnie de Dara, équipière de voyage pour ce bout de route. En « routard » nous avons l’habitude de gérer ces situations. A peine dehors, un homme âgé, s’approche de nous. Trop vieux pour être un chauffeur de tuktuk, plutôt un taxi me dis-je. Il a les yeux rieurs, est souriant, jovial, le visage est rond, chauve et une jolie moustache poivre et sel barre son visage. Il porte une paire de lunette à monture épaisse. Nous nous accordons sur le prix de la course et comme il est d’accord pour nous emmener à l’hôtel que nous avions sélectionné dans le guide du routard, nous montons dans son tuktuk.

Il fait beau, la circulation est fluide. Nous roulons depuis quelques centaines de mètres seulement. Je me sens bien, heureux de vivre. Notre chauffeur Ameen, roule tout doucement, tranquillement, on dirait qu’il prend plaisir lui aussi à nous transporter. Bref, c’est harmonieux. Je me tourne alors vers Dara et je lui dis : « Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que ce gars-là, n’est pas sur notre route par hasard. Je sens qu’on peut lui faire confiance. ».

Pour nous montrer le Taj Mahal, Ameen s’arrête sur le bord de la route. Nous apercevons le monument au loin. Nous discutons un moment et Ameen fini par nous lâcher que notre hôtel est beaucoup trop excentré et nous propose de nous conduire dans une guest house, plus centrale et offrant les mêmes tarifs et les mêmes prestations que celle que nous avions sélectionnée. J’en discute avec Dara, et d’un commun accord, nous décidons d’écouter notre instinct et de lui faire confiance. L’animal est habile... Il nous conduit donc oh surprise, dans un établissement à deux pas du Taj Mahal qui figure lui aussi dans le routard et dont il est dit le plus grand bien, ce qui se vérifiera par la suite.

Au moment de régler Ameen, je lui demande s’il peut nous organiser les transports et les visites sur deux jours. Il est en effet préférable, dans une ville aussi touristique de louer les services d’un tuktuk à la demi-journée ou à la journée. Cela évite entre autre d’être harcelé à chaque instant. Il me propose un projet qui nous convient. Nous allons donc passer deux jours ensemble.
Le premier jour le contact s’établit doucement. L’homme parle peu, mais sourit et rit beaucoup. Il roule à deux à l’heure, prenant son temps ce qui ici est carrément anachronique. Quelque chose me trouble cependant mais je ne peux pas dire encore quoi. Chaque fois qu’il me parle, il se retourne franchement où alors s’arrange pour me regarder dans son rétroviseur. Le calme de cet homme m’intrique. Dans cette circulation effrénée, il ne se laisse jamais perturber pas les coups de klaxons. Alors que nous marchons vers un monument Ameen est un mètre devant moi, je lui pose une question. Il ne répond pas. Je me porte à sa hauteur et répète ma question. Toujours pas de réponse.
Je m’aperçois que je ne suis pas dans son champ visuel et là, ça fait tilt. Ameen est dur d’oreille. Pas sourd, mais simplement dur de la feuille.

Le second jour, après avoir vu le Taj Mahal au lever du soleil, nous partons pour « Fathepur Sikri » un site à 40 kilomètre d’Agra. Ameen nous fournit un taxi et son chauffeur. La visite achevée, alors que nous marchons sur le trottoir tout bascule. Dara qui marche à ma droite, pousse un cri et je jette brusquement sur le côté. Dans son mouvement elle me heurte et me déséquilibre, m’entraînant dans sa chute. Nous tombons. Du coin de l’œil, j’aperçois un serpent et je comprends immédiatement qu’il est la cause de ce qui est en train de se passer. A cet endroit-là, le trottoir est haut de plus de 50 centimètres. Durant la seconde que dure la chute, plein de choses me traversent l’esprit. Le serpent a-t’ il mordu Dara ? Elle crie. Peur ? Douleur ? Nous chutons lourdement sur la route. Elle dessous, moi par-dessus. Les cris redoublent. Tout s’est passé si vite. Non, elle n’a pas été mordue. Au moment de poser son pied sur la bestiole, elle a juste eu le réflexe de sauter. Par contre dans la chute, je suis tombé sur son genou. Elle a très mal et juste sous le genou apparaît déjà un hématome. Un passant s’arrête, puis deux, puis d’autres. Je m’arrange pour prévenir le taxi qui vient nous chercher. C’est un peu le « Bronx » autour de nous. J’entends un passant expliquer aux policiers qui arrivent que nous venons d’être victime d’une « monkey attack » ! Une attaque de singe !!! J’interviens pour dire qu’il ne s’agit pas de ça, mais d’un serpent. Le flic me regarde tout penaud et me dit «  ah ok ». Nous filons en taxi vers Agra. En route on s’arrête acheter de la glace et du paracétamol. Une heure plus tard nous sommes devant l’hôtel ou nous attend Ameen prévenu par le taxi. Il décide de nous conduire à l’hôpital public et pas dans une clinique privée.

Nous arrivons à l’hôpital, les formalités d’accès sont brèves. On dépose Dara dans une chaise roulante et nous nous rendons aux urgences. Je reste avec elle, tandis qu’Ameen entre dans un bureau. Cinq minutes passent quand j’entends des éclats de voix. Je me renseigne. L’hôpital public ne veut pas nous accepter et souhaite nous diriger vers une clinique privée. Le ton monte. Ameen est entouré de six personnes. Il parle fort, pointe du doigt. Je demande des explications. Un interne me répond que le médecin spécialisé en orthopédie n’est pas là, qu’il est rentré chez lui. Amen soutient que c’est faux et qu’il est hors de question que nous allions ailleurs. De son point de vue, ce n’est pas parce que nous sommes des étrangers que nous devons être dirigés vers une clinique privée ou l’on va nous demander de fortes sommes pour les soins au prétexte que ce sont les assurances qui vont payer. Pendant que je discute avec l’interne, Ameen a changé de bureau. Ça hurle de nouveau. Ameen menace d’appeler la presse si le médecin n’est pas là dans les 20 minutes qui suivent et miracle, quelques minutes après le médecin fait son entrée. Il regarde rapidement la jambe et décide qu’il n’y a pas de fracture. Il passe sur l’hématome une pommade et bande le tout. Je demande à ce qu’une radio soit effectuée. Il refuse. Ameen prend alors le relais et dit au médecin : « OK, pas de radio, mais en sortant d’ici on va aller en faire une dans une clinique et si il y a fracture, j’appelle la presse et je leur fourni la radio ». A contre cœur le médecin nous dirige vers le service radiologie.

C’est au sous-sol de l’hôpital. Dara est allongée sous l’appareil à rayon X. Deux assistants la maintiennent en place. Quelques curieux sont là et regarde à un mètre à peine, on se demande ce qu’ils foutent là. Il y a en tout huit personnes dans la salle. Le radiologue se dirige vers sa console. Je comprends immédiatement qu’il ne va faire sortir personne de la pièce. Je décide de sortir rapidement et en effet, il prend deux clichés. C’est hallucinant ! Les assistants qui maintiennent les patients doivent prendre des doses de rayon à longueur de journée ! Puis le radiologue s’éclipse dans son bureau. Je la joue à l’indienne et rentre derrière lui sans rien demander et regarde les clichés. C’est net. Il y a bien fracture du plateau tibial.
Nous remontons voir le médecin. Il nous prend à par Ameen et moi dans son bureau et demande de but en blanc à Ameen : «  pour quelle ONG travaillez-vous ? ». Dans un éclat de rire celui-ci lui répond qu’il n’est qu’un simple « tuktuk driver » en qu’il ne travaille que pour son pays ! L’homme de l’art prescrit alors quelques cachets contre la douleur et nous demande de revenir le lendemain pour pouvoir plâtrer la jambe. Sur le chemin du retour nous nous arrêtons dans une pharmacie. Au moment de payer, alors que je sors un billet de 100 roupies (1,25 €), le pharmacien m’annonce que je lui dois 10 roupies (12,5 centimes). Ameen part alors dans un grand éclat de rire. Je me tourne vers lui, il est plié en deux et pleure de rire il me lance en enlevant ses lunettes pour sécher ses larmes : « Incrédible India ». C’est le slogan que l’on voit sur les affiches vantant le tourisme en Inde… Oui, vraiment, incrédible India !

Rentré à l’hôtel, Dara appelle son assistance. Elle va être prise en charge et rapatriée. Le médecin français nous demande de surtout refuser toute opération, d’immobiliser la jambe avec une attelle et se nous procurer des béquilles. Je demande à Ameen de me conduire dans une boutique ou je vais pouvoir trouver ça. C’est à l’autre bout de la ville. En effet ici les commerces sont organisés par quartier. Là, le quartier des tissus, ici celui du cuir etc…C’est un ami d’Ameen qui va m’y conduire. Nous voilà en route. Il est 19 heures. Il y a beaucoup de circulation et en centre-ville, nous tombons sur un embouteillage monstrueux. Nous sommes bloqués à un carrefour. Moto, rikshaw, vélo, auto, charrettes , vaches, chevaux. Il fait nuit. Il fait chaud, je suis en nage. Ça klaxonne de partout. Tous les véhicules se touchent. Les roues sont imbriqués les unes dans les autres. Les piétons qui traversent, passent par-dessus les voitures, enfourchent les motos, traversent les tuktuk, du coin de  l’œil j’en aperçois un passer à quatre pattes sous un cheval attelé et là, je tourne la tête sur ma droite. Un indien est là. Il me dévisage. Il tient en laisse une chèvre. La biquette, porte un collier de perle rose fluo ! J’hallucine ! Je rêve ! Me vient alors à l’esprit la vision d’une scène d’un album d’Astérix. Celle ou un légionnaire romain s’enfuit en courant du village gaulois en criant : «  ils sont fous ces gaulois ! ». Ce soir, après cette journée, fatigué, je suis un légionnaire romain perdu dans un village gaulois….

Vingt et une heure. Je suis de retour à l’hôtel et je prends un verre sur la terrasse avec Ameen qui est venu aux nouvelles. Il m’explique son point de vue. C’est un homme droit. Intègre. Il n’admet pas pour son pays des comportements pareils. C’est pour lui une insulte. Il a menacé d’appeler la presse car il y a quelques années un scandale impliquant des médecins a secoué la ville. Des restaurateurs indélicats intoxiquaient leurs clients, puis les dirigeaient vers des cliniques privées ou ils étaient soignés à des prix exorbitants. Les assurances payaient. Les ambassades étrangères, devant l’afflux soudain de cas d’intoxications alimentaires ont levé le lièvre. Seul un médecin a été arrêté. Ameen ne veux plus de ça pour sa ville, pour son pays. 
En nous conduisant dans une clinique privée, Ameen me confie qu'il aurait sans doute touché une commission de 1000 roupies. Le praticien en aurait facturé 40 000 à l'assurance....
 " but i don't want to do it. I don't want to kill tourism. I prefere working hard to get money.... This is not my way.'....

Que dire de plus.....









lundi 29 septembre 2014

Le palais du Maharadja


Distance parcourue depuis le départ : 9150 km

Ou est Michel ?: C'est ici.

Jaipur, Rajasthan

Après une journée passée à me reposer, sans pouvoir m’éloigner de mon hôtel de plus de quelques encablures à cause d’embarras gastriques. J’ai ce matin pris le chemin du Fort d’Amber, à une grosse dizaine de kilomètres de Jaipur. Ce fort, ancienne résidence du Maharadja du coin est réputé et attire beaucoup de touristes étrangers, mais aussi d’indiens.

C’est sous un beau soleil et en compagnie d’un aimable chauffeur de tuktuk, que je pris la route conduisant vers le l’ex palais de sa majesté. Mon conducteur a évidemment pris grand soin de me faire visiter la ville. Il faut entendre ici qu’il a essayé avec moult sourires de me proposer des stops chez tous les artisans « de sa famille » m’assurant de la « best quality »des produits et des meilleurs prix que je pourrais trouver en ville. Cependant, la balade fut agréable et folklorique, notre chemin ayant croisé celui de vaches, bien sûr, mais aussi de cochons, d’ânes, de dromadaires d’éléphants (j’apprenais donc à cette occasion qu’il y avait aussi en Inde un parti socialiste ;-))et aussi d'un homme qui faisait le trajet en rampant en signe de piété, son épouse l’accompagnant en porteuse d'eau.

Arrivé au pied du fort, je découvrais un paysage sublime. Sur le bas, un joli lac sur lequel semblaient flotter des jardins et au-dessus sur un promontoire rocheux la partie habitable du fort. L’ensemble de l’édifice est ceint d’un mur d’enceinte long de 9 kilomètres. Sa majesté, n’a pas fait les choses à moitié et vous verrez en lisant ce texte qu’il n’était en rien homme des demi-mesures.

Un palais sublime, fait de pierre et de marbre. Vaste, aéré ou il devait faire bon vivre, pour le patron des lieux s’entend. Après avoir passé la porte d’entrée de la citadelle et traversé une grande cour, c’est par un bel escalier que l’on arrive au palais à proprement parler. Le monument est dans un état de conservation remarquable. On imagine facilement qu’elle pouvait être la vie ici et en fermant les yeux on se surprend à se prendre un instant pour le Maharadja….Fermez les yeux pour voir ? Ça ne marche pas ? Bon, je vais vous donner quelques détails supplémentaires pour vous aider à vous projeter.

Vous êtes dans la cour de votre palais. En face de vous le hall des audiences publiques où vous trônez dans votre fauteuil en argent. Sur votre droite, une grande porte massive couverte de fresques fleuries donne accès à vos appartements. Poussez la porte. Vous voici arrivé dans le jardin des femmes…  Un superbe coin de verdure. Refaites un essai en fermant les yeux. Ça va un peu mieux ? Continuons…

A droite votre chambre. Dans le mur, un astucieux système d’écoulement d’eau à travers le marbre rafraîchit la pièce. L’eau est bien sur parfumée à l’essence de rose. Je vous rappelle que vous êtes le Maharadja !
Au fond de la cour un couloir mène aux appartements de vos douze favorites. Vos trois « reines en titre », vos trois « «reines de cœur » vos trois « reines du milieu » et vos trois « petites reines ». Vos trois cents concubines elles ne vivent pas là, mais à l’extérieur du palais…. Vous y êtes là ? J’en étais sur…. Vous pouvez donc rouvrir les yeux.

Mais, Il me semble entendre des protestations féminines. Alors à votre tour mesdames de fermer les yeux, messieurs je vous conseille de les garder ouvert.

Imaginez que le Maharadja de Jaipur, existe toujours. Il vit à "palace city" ou plutôt elle vit, car il s’agit d’une Maharani…. Je n’ai pas plus de détail, mais comme vous avez les yeux fermés mesdames laisser vous allez….. J.

Pour terminer ce billet, juste une info. La file indienne n’a pas été inventée par les indiens. Enfin, du moins pas par ceux d’ici. J’ai été acheté au retour de la ballade un billet de train au guichet de la gare….. Fermez les yeux……











samedi 27 septembre 2014

Bienvenue chez les Sikhs.



Ce n’est pas l’histoire d’un mec qui est muté dans le ch’nord, Mais j’y parle quand même de gens au grand cœur…..

Me voici dans le Penjab, plus précisément à Amritsar. Ville, sale, bruyante, stressante, sans vraiment grand intérêt si il n’y avait ici le temple d’or et la proximité avec la frontière Pakistanaise et ce sont précisément ces choses qui m’ont amené ici.

Le temple d’or tout d’abord :

La « Mecque » des Sikhs. Quoi, vous ne voyez pas ce qu’est un Sikh ?  Si je vous dis un grand gaillard, au regard ténébreux, portant un poignard à la ceinture et un turban sur la tête, ça va mieux ? Voilà, c’est ça on y est. Donc ici, c’est leur ville sainte. On y trouve le temple d’or au beau milieu d’un «bassin de nectar »…Ce temple abrite le livre sacré de cette religion et pas mal d’autres choses. C’est un endroit magnifique, gigantesque, pittoresque où il règne une ambiance indescriptible, mais je ne vais pas vous parler pendant des pages, des Sikhs, de leur religion ou de leur temple. C’est juste qu’au-delà de la beauté de leur costume, de leur barbe fleurie ou de leur moustache à faire pâlir d’envie un mousquetaire, je retiens que cette communauté, a un grand sens de l’accueil, de l’humilité, de l’entraide et de la solidarité. J’avais remarqué ça aussi à New Delhi ou j’avais vu devant un temple, des Sikhs servir un repas à des nécessiteux. Ceux-ci, accroupis le long de la chaussée attendaient d’être servi. Il y en avait sur plus de 150 mètres !!!! Je n’en croyais pas mes yeux ! 150 mètres, c’est long, très long surtout quand il s’agit de pauvres accroupis coude à coude qui attendent leur pitance. Pour vous donner une idée, ici à Amritsar il est distribué plus de 10 000 repas gratuits par jour et 30 000 à New Delhi. De même il est possible d’être abrité et nourri dans ces temples pour un pour plusieurs jours, le tout bien sur gratuitement quelle que soit votre confession. Même le « guide du routard » précise qu’on peut y dormir gratuit et y manger à l’œil mais que toutefois, un don est le bienvenu (sic)… Et c’est vrai que l’on m’a plusieurs fois proposé à manger ou à boire…

Ah, au fait, je vous ai aussi parlé d’humilité. Avant de rentrer dans un temple Sikh, il faut se laver les mains (le savon est fourni), puis se passer les pieds dans un pédiluve. Des centaines de milliers de pieds passent dans ces pédiluves et je ne vous dis pas l’état des pieds. Et bien, les Sikhs en signe d’humilité, en rentrant dans le temple, boivent cette eau ! La première fois que j’ai vu ça, j’ai cru que je rêvais…Mais non ! Certain se baissent et prennent un peu d’eau dans le creux de leur main puis la porte à la bouche, les plus pieux, s’allongent sur le sol et boivent directement dans le pédiluve…Vraiment étonnant !

La frontière Indo-Pakistanaise maintenant :

Bon, pour commencer le poste frontière est situé à 30 km d’Amritsar et à 20 km de Lahore au Pakistan. Ayant séjourné au Pakistan de 91 à 93 (Oui, je sais, ça date pas d’hier) ça me faisait un petit quelque chose que de venir à ce poste frontière. Bref, c’était un peu retour vers le passé pour moi, mais ce n’est pas en pèlerinage que je suis venu ici, mais pour assister à un spectacle unique au monde. 
Ça se passe tous les soirs, au coucher du soleil, c’est la fermeture du poste frontière entre les deux états (frères ennemis résultant de la partition de l’Inde par les Anglais en 1947,rappelons au passage que tous deux possédent l’arme atomique…). C’est un show qualifié dans le guide du routard de « Pur Monthy Python » et je peux vous assurer que c’est exactement ça. Du Bollywood, du vrai, du grand ! Ce spectacle attire des milliers de personnes d’un côté comme de l’autre, dans une ambiance de folie. Les deux parties face à face vociférant aux cris de pour l’un « Pakistan » et pour l’autre « Indoustan». Les gardes-frontières d’un côté comme de l’autre se défient et paradent en tenue d’apparat, roulant des épaules, claquant des talons le tout au son de musique militaire, encouragé par leur public lui-même chauffé à blanc par un « animateur »… Des tribunes ont été construites de part et d’autre pour accueillir le public, c’est tout simplement ahurissant !!!!
Tout ceci se termine par la cérémonie des « couleurs » ou les drapeaux sont descendus pour la nuit, puis par la fermeture du portail séparant les deux pays. Je n’ai pas de connexion internet assez fiable ici pour voir si sur internet on trouve une vidéo de ce spectacle, car c’est de ça qu’il s’agit, mais si vous avez envie d’aller y jeter un œil, ne vous en privé surtout pas ;-)
Bon, là, je suis dans un train de nuit direction Jaipur…Alors, je vais aller faire dodo, histoire d’avoir bientôt d’autres choses à vous raconter J









mercredi 24 septembre 2014

Rencontre...

Je vous avais promis de vous tenir au courant si jamais je croisais le Dalaï Lama, c’est ce que je vais faire ici.

En quittant New Delhi, j’avais réservé mon ticket de bus dans une agence du quartier tibétain. Une heure avant de partir, un peu perdu, j’avais un doute sur l’endroit exact ou me rendre pour prendre le bus. Je décide donc de passer à l’agence  me faire préciser les choses. Le patron très sympa, me dit «  pas de soucis, c’est juste à côté, je vous accompagne ». En chemin, nous discutons un peu et là, il me dit que « his holliness » sera à Dharamsala les 24, 25 et 26 septembre pour y délivrer des enseignements et que ceux-ci sont ouverts à tout le monde à condition de s’inscrire auprès du bureau de la sécurité.

A peine tombé du bus, au petit matin, je pars en quête d’informations. Ce qui m’avait été dit m’est confirmé. C’est donc muni de mon passeport et de deux photos d’identités que je visite la ville à la recherche du fameux bureau. Là, grosse galère pour le trouver. Je cherche au mauvais endroit et je perds du temps, mais je fini par y arriver. Il y a juste un formulaire à remplir. Il est 12 H 55 et le bureau ferme à 13 heures. Le temps de trouver un stylo (j’en avais pas sur moi) et je me présente à l’entrée. Un gars sympa ouvre la porte et me dit gentiment on rouvre à 14 heures ! Zut à quelques minutes près. Pas de soucis à 14 heures, je suis devant la porte. Une dizaine de personne sont devant moi, mais l’administration tibétaine est efficace et 20 minutes plus tard, je suis dans la rue avec mon badge.

J’ai le précieux sésame ! Je suis ému, fou de joie, les larmes me montent au visage. Je vais voir le Dalaï Lama ! Certes, pas de près, on devrait être plusieurs milliers à nous presser dans le temple de Dharamsala qui n’est pas si grand que ça. Il va falloir se lever tôt et aller faire la queue. L’enseignement est prévu de 8 heures à midi. Il est demandé d’apporter un coussin, une tasse et une radio FM… Oui, une radio car l’enseignement sera dispensé en tibétain et traduit en simultané en plusieurs langues à la radio. Je n’ai eu aucun mal à en trouver une petite dans une boutique de la ville à un prix défiant toute concurrence, puisque je l’ai payé 250 roupies, soit environ 3,5€.
La ville ou plutôt le village, se remplit de jours en jours. A mon arrivée, j’avais l’impression d’être dans une petite bourgade de montagne, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Une foule bigarrée a envahie la ville. Se côtoient joyeusement, hippies, routards, bobos et tibétain  de tout âge. Atmosphère, atmosphère...

Voilà, c’est le jour « J ». Levé de bon heure et en route pour le temple. La foule commence à arriver. Les contrôles à l’entrée sont sérieux mais rapides. Je trouve rapidement une place, juste en face de l’endroit ou « his holliness » doit prendre place, à une trentaine de mètres. Le temple se remplit, l’espace devient une denrée rare. Beaucoup de « locaux », énormément de moines, de femmes en tenue tibétaine. L’ambiance est chaleureuse, fraternelle. Quelques européens sont passés la veille tenter de réserver leur place en scotchant sur les cousins un papier portant leur nom. Les tibétains arrivent les arrachent et prennent place. Quand les « réservant » arrivent pour récupérer leur emplacement, les locaux leur expliquent gentiment qu’on est dans un temple, pas dans un stade et les éconduisent. Différence de mentalité notoire que j’apprécie.

Le Dalaï Lama arrive enfin, tous se tournent vers lui sur son passage et le salut comme il se doit. Il prend sa place et commence à chanter une prière que la foule reprend avec lui. L’instant est chargé d’émotion, de chaleur, de respect. Il s’assied et prend la parole. Arrivent alors des moines qui fendent la foule distribuant du pain et du thé à qui en veut. Pour les moines venu assister à l’enseignement il y a même une distribution de billets de 50 roupies. Ici, on ne fait pas la quête ;-), on distribue.

Bref, un beau moment de vie et de partage. C’est incroyable, en commençant ce voyage je ne pensais pas vivre ça. Je suis un privilégié. Du moins sur ce coup, je me considère comme tel.
J’avais lu je ne sais ou qu’on était en terme de proximité à «  trois personnes du Pape ». C’est-à-dire que dans votre entourage, une personne connait une personne qui connait une personne qui a vu le Pape (Oui, je sais ça fait un peu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’oursJ). Et bien vous, vous êtes à une seule personne du Dalaï Lama….
Désolé, mais je n’ai pas pu faire mieux ;-) .

Bon, c’est pas tout, mais demain reprise du chemin. Direction Amritsar, 300 kilomètres plus au sud et changement d’ambiance. Je rentre dans le monde des Sikhs.







samedi 20 septembre 2014

The road to hell

Avant de quitter la France, j’avais pris plein de bonnes résolutions et notamment celle de ne pas voyager par bus de nuit. J’avais lu de ci de là sur les forums de voyageurs que pour des raisons de statistiques d’accidentologie c’était un mode de transport déconseillé. Comme un homme averti en vaut deux, j’ai donc quitté New Delhi en bus de nuit pour rejoindre Dharamsala.

596 Kilomètres en 12 heures de route ça laisse du temps. Le sommeil n’arrivant pas et étant particulièrement bien placé à l’avant du bus, j’ai donc eu tout le loisir d’observer la circulation et d’y réfléchir. J’ai laissé mes pensées vagabonder, revoyant les films de la sécurité routière tout en me remémorant les interventions de l’inénarrable Chantal Pérrichon (Comment ça qui c’est ? Allez hop Google !) dans les journaux du soir.

En fait, je crois qu’on vit dans deux mondes différents, je dirais même deux mondes parallèles et je vous avoue que j’ai parfois du mal à me positionner, à savoir qui des deux modes de pensée à le plus raison ou le plus tort. Je ne me prononcerais pas sur ce sujet ici. Je vais donc simplement vous exposer certaines situations rencontrées à l’occasion de ce voyage, ensuite à vous de vous faire votre opinion. Ah j’allais oublier, j’avais mis mon baladeur audio en marche en mode aléatoire histoire d’avoir un peu de musique de fond et le hasard a voulu que la play liste commence par «  The road to hell », célèbre succès des années 1990 de Chris Réa….

Donc en Inde:

·        L’instrument essentiel pour pouvoir circuler ici est le klaxon. Il fait office d’avertisseur mais aussi de clignotant, de feux de position et a sans doute encore bien d’autres utilités qui pour le moment m’échappent. Il évite souvent d’avoir à utiliser les freins, surtout si on roule avec un gros véhicule. Son usage est fait sans modération, à tel point que ce matin alors qu’une voiture me doublait, je me suis fait la réflexion : « Tiens, il ne m’a pas klaxonné. Un touriste ? »

  • Tout le monde a le droit d’emprunter les autoroutes. Camions, bus, autos, motos, cyclomoteurs, vélos, tricycles, engins agricole à traction mécanisée ou animale et j’en oublie sans doute. En termes d’égalité devant l’infrastructure routière, nous sommes battus à plate couture.
  •  On peut aussi à priori sur les voies en sens unique circuler à contre sens et ce, quel que soit le type de véhicule. Certain le faisant avec les feux allumés, d’autres tout feux éteint, par soucis d’économie d’énergie sans doute à moins que ce ne soit pour ménager un effet de surprise maximum.
  • Il n’y a aucune limite au nombre de passager transporté par chaque type de véhicule. Un bon moyen de faire baisser le coût du transport ramené à la personne. Par les temps qui courent et vu les prix des carburants, ça compte !
  •  Le non fonctionnement des feux sur les véhicules n’est absolument pas un obstacle à la circulation de nuit, j’en suis même venu à me demander si il n’y avait pas là un avantage caché tant il y avait de véhicule « discrets ».
  • Sur autoroute et voie rapide, vous avez le droit de rouler sur la voie de circulation de votre choix. A gauche (et oui on est sensé rouler à gauche ici) au milieu ou à droite. Ah, j’oubliais sur la bande d’arrêt d’urgence aussi quand il y en a une et s’il n’y en a pas sur les bas-côtés. Oui, oui, c’est possible ! A charge pour les véhicules plus rapides arrivant de derrière de s’adapter. Moi, j’ai trouvé ça démocratique ! Après tout il n’y a aucune raison pour que l’on réserve une voie, voire deux aux gens qui peuvent acheter des voitures rapides.
  • En panne, de nuit sur autoroute, afin d’éviter un dépannage onéreux, vous pouvez en cas de problème mécanique faire descendre votre épouse et vos enfants pour pousser la voiture. Mais attention,  feux de détresse obligatoires. Faut quand même pas déconner!
  • Sur voie rapide un véhicule qui devant vous met son clignotant, ne change pas de direction. Il vous indique simplement le coté par lequel il souhaite être dépassé. Pratique non ?

Sans doute il y a t’il eu dans la nuit d’autres situations qui ont alimentées mes pensées. Je ne les ai à présent plus à l’esprit. Mais en descendant du bus, ce matin vers sept heures, je n’ai pu m’empêcher d’avoir un regard plein de compassion pour le jeune chauffeur. Il a été à la hauteur. L’habitude sans doute lui a permis de développer des capacités à évoluer avec aisance en milieu hostile. En tout cas, chapeau bas l’ami et merci pour ce « bout de route ».
Me voici donc arrivé à Dharamsala, village du nord-est de l’inde ou vit une importante colonie tibétaine, puisque Nehru en son temps a choisi d’y accueillir les réfugiés qui quittaient le Tibet suite à l’invasion chinoise. On y trouve en plus du siège du gouvernement du Tibet en exil la résidence du Dalai Lama.
Si il m’arrivait de le croiser, promis, je vous raconte ça….


jeudi 18 septembre 2014

India

L’arrivée à New Delhi.

Je m’attendais à un choc à mon arrivée à New Delhi….Et bien non !

Après un vol confortable de 8 heures sur Air India, me voilà arrivé.
Un aéroport moderne, climatisé, ou l’on circule facilement. Aucune tracasserie administrative à la douane et un accès aisé au métro qui relie l’aéroport à la ville. Très peu de monde dans ce métro ultra moderne, essentiellement des étrangers, il faut dire que le billet pour rejoindre New Delhi station est à 100 Roupies (1,25 €) ce qui pour le pays est quand même très cher.
Donc une impression très aseptisée, presque étrange, un peu hors du temps.

Heureusement à New Delhi station, je quitte ce métro presque trop beau pour prendre celui de la ville. Là déjà, ça va mieux, plus de monde, même si ce n’est pas encore la foule, mais au moins on se sent déjà un peu plus en Inde. Ça fait du bien… Je roule en direction du quartier Tibétain ou j’ai choisis de poser mes valises pour les deux ou trois jours que je vais passer ici.

Puis troisième étape de la mise dans le bain, la sortie du métro et l’arrivée en ville. Il fait chaud, humide, c’est bruyant, mais vivant, coloré. Je saute dans un rick shaw à pédale et en route pour l’aventure…Oui, oui, l’aventure, la vrai, car dans cette circulation complétement anarchique, au milieu des bus et des camions qui roulent à vive allure, klaxonnant à qui mieux, mieux, je vous assure qu’il faut avoir soit une bonne dose d’inconscience ( j’en ai ;-) ) soit une confiance aveugle en sa bonne étoile….Bref, je suis en Inde, je me sent vivant et ça, c’est bon !!!!!




Old Delhi.

Old Delhi est la vielle ville. Ce quartier est dur à décrire. Je pourrais vous mettre une photo, mais je pense qu’aucune image ne peut arriver à retranscrire Old Delhi. En y réfléchissant, je crois qu’il faut pour y arriver solliciter ces cinq sens.

La vue tout d’abord : (oui, vous aurez la photo en bas de page). C’est coloré, anarchique, votre regard ne porte jamais bien loin. Les ruelles sont étroites, soit sombres, soit écrasées de soleil. Il y a une circulation incroyable dans ces ruelles étroites. Rick shaw, vélo, moto, charrettes à bras, piétons, chiens, vaches, chèvres…Des commerces de chaque côté de la rue, sous les arcades, mais aussi sur les trottoirs et quand il n’y a pas de place, sur la chaussée. C’est dense, ça grouille, ça respire fort !

L’odorat : Ca sent l’inde, l’Asie…Ceux qui ont eu l’occasion de visiter ces pays savent de quoi je parle. Un air chaud, chargé de poussière. Dans tous les commerces, sur tous les stands de marchand ambulant, brûle de l’encens, c’est plutôt agréable, même si régulièrement des odeurs d’égouts ou autres viennent vous effleurer le nez. Les fruits, les légumes, les épices… Un subtil mélange…

Le toucher : La peau est en permanence recouverte d’une fine couche de poussière. Les vêtements collent à la peau, j’ai même eu l’impression d’avoir les mains enflées. On sent ce quartier dans sa chair. Il fait chaud, donc il fait soif. Heureusement trouver des bouteilles d’eau fraîche est facile.

L’ouïe : Je me promène dans un bruit inimaginable. Ça parle, ça crie, ça discute, ça klaxonne, c’est épuisant, car ça ne s’arrête jamais. De plus, pas d’endroit ou se poser cinq minutes au calme, seul le « fort rouge » apporte le temps de sa visite un peu de quiétude.

La parole : Pour parler avec ce bruit, il faut s’approcher des gens, parler fort, presque crier… Et en Anglais s’il vous plaît ;-). Enfin en Anglais, je veux dire en Inglais !

Vous l’aurez compris, Old Delhi, n’est pas de tout repos, mais j’ai aimé ce quartier. C’est vivant, animé et si différent de ce dont nous avons l’habitude dans nos contrées.

Dernière journée à New Delhi et départ pour Dharamsala, 500 kilomètres au nord-ouest. Un coin sans doute plus calme et à coup sûr plus frais puisque situé à 2000 mètres d’altitude.
Je vous y retrouve ;-)